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Communiqué suite à la manifestation anti-Erdogan de jeudi soir

Suite à la manifestation de hier midi sur la place des nations, une centaine de personnes se sont réunies hier soir pour dénoncer la venue d’Erdogan à Genève.

L’Etat suisse a montré à de nombreuses reprises ces derniers jours qu’il avait à cœur de préserver la tranquillité du dictateur sur son territoire. Un dispositif policier démesuré a été mis en place, notamment en appelant en renfort les policiers anti-émeute des cantons de Vaud, Neuchâtel, Valais, Fribourg et du Jura. Le coût d’un tel dispositif reste inconnu, mais il est sûr qu’il démontre bien qu’il n’y a pas d’austérité quand on souhaite museler la liberté d’expression.

Cette balade, bien plus qu’une « manifestation dangereuse », s’est plutôt résumée à une chasse aux manifestantEs : une cinquantaine de personnes ont ainsi été poursuivies par une horde de policiers qui n’ont pas hésité à les tabasser. Le nombre de jeunes policiers inexpérimentés laisse à penser que l’occasion relevait autant de l’entrainement de jeunes recrues sur terrain réel que du simple maintien de l’ordre.

La façon dont se sont déroulées les interpellations a également démontré que la violence est une pratique systématique inhérente aux forces de l’ordre. Outre les habituelles insultes, menaces et humiliations, on recense au moins quatre personnes, dont une mineure, qui se sont fait passer à tabac, à terre et menottées. Erdogan sera probablement heureux de voir que la violence répressive n’a pas de frontières, et qu’ici (en Turquie) comme ailleurs, Etat et fascisme sont les deux faces d’une même médaille.

Les médias dominants reprennent sans esprit critique le communiqué de la police. Présenter les participantEs comme n’ayant aucun lien avec le rassemblement qui s’est tenu à midi sur la place des Nations est un mensonge qui a pour objectif d’opposer les bonNEs et les mauvaisEs militantEs. Un bon rassemblement statique et encerclé par la police, et une ballade qui tente de s’affranchir de ce cadre répressif démesuré. Les personnes interpellées étaient présentes aux deux manifestations car leur esprit de solidarité avec les peuples opprimés de Turquie et l’expression de leur révolte dépassent cette catégorisation absurde.

Le maintien de l’ordre en Europe a pour but de museler le mouvement en le maintenant dans le silence habituel des rassemblements devant le portail des Nations-Unies, encerclé par les forces du même état qui déroule le tapis rouge à Erdogan. La répression a comme objectif de dissuader les soutiens des mouvements anti-Erdogan de faire trop de bruit en dehors du cadre imposé par l’Etat. Tenter de protéger le calme et l’apathie du centre ville a pour effet de faire perdurer le statut quo politique sur la guerre que le tyran mène en Turquie et au Moyen-Orient. Maintenir l’ordre ici c’est assumer, et permettre que la guerre se poursuive là-bas.

Comité anti-Erdogan du 12 janvier.

Communiqué trouvé sur Renverse.co

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Manifestation Anti-WEF Berne 14/01/17

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[Valais] Un nouveau magazine ratisse du centre-gauche à l’extrême-droite

Article trouvé sur renverse.co

Issu d’un blog qui se présente comme « critique et libertaire », le magazine 1Dex Mag recrute certains de ses rédacteurs parmi la droite réactionnaire et jusque dans les milieux fascistes valaisans. Cette alliance qui peut sembler a priori paradoxale se comprend mieux lorsqu’on sait que depuis 5 ans, ce blog contribue à alimenter la peur irrationnelle d’une invasion de l’Europe par l’islam, et à renforcer ainsi un racisme anti-musulmans qui s’exprime d’une manière toujours plus violente et déshinibée dans les milieux politiques et médiatiques. Au moment où cet article était en cours de rédaction, la presse romande a révélé que le gouvernement valaisan a recouru à un consultant externe connu pour ses propos néo-nazis. Les deux affaires ne sont pas sans lien entre elles.

Ce 1er décembre, un nouveau magazine a fait son apparition en Valais : 1Dex Mag

Présentée en conférence de presse, sa sortie a été largement couverte par les journaux et les radios du canton.

Ce magazine imprimé reprend le nom du blog 1dex.ch qui a été lancé en 2011 sous ce slogan : « Pour un Valais critique et libertaire ». S’il n’a jamais été possible de comprendre ce que ses initiateurs ont voulu dire par ce second adjectif, l’ambition critique du blog est quant à elle plus évidente : on y trouve un traitement de l’information locale qui diffère souvent de celui qu’assène jour après jour le quotidien unique Le Nouvelliste, notamment à propos des affaires politico-financières qui secouent le canton (Giroud, Verbier, etc.). En cela, l’1Dex a insufflé une bouffée d’air frais en Valais.

Depuis 5 ans, le plumitif en chef de ce blog est un élu socialiste, l’avocat Stéphane Riand, qui s’évertue à traiter les magouilles de l’oligarchie au pouvoir avec une énergie et une détermination qui lui ont valu d’être boudé par les médias valaisans. Il y aurait eu là de quoi attirer une certaine sympathie, si ce monsieur ne faisait preuve une incontinence verbale et d’une infatuation qui rendent son propos souvent inintelligible et imperméable à toute critique (les réponses aux objections se résument la plupart du temps à « Lisez tout ce que j’ai déjà écrit ! » ou « Lisez ce que je vais écrire demain ! »). La critique est de plus desservie par une tendance à la répétition à l’infini des mêmes lamentations sur la fin d’un supposé « Etat de droit », dont le blog déplore un jour qu’il a disparu, pour demander le lendemain naïvement sa sauvegarde inconditionnelle.

Grâce à l’1Dex, le Valais « est Charlie »

Le principal problème du blog ne réside cependant pas dans la personnalité de son principal fondateur, par ailleurs adulé par un petit cercle d’admirateurs qui lui donnent volontiers du « Maître ». On y trouve tout et n’importe quoi, allant du meilleur au pire en passant par une bonne dose d’articles insignifiants, avec en majeure partie des textes pompés intégralement d’autres sites web sans aucune indication du lien d’origine. Depuis janvier 2015, la tendance des articles publiés a sensiblement évolué vers une posture de type charliste [1] et laïciste à la française, cédant aux sirènes de l’islamophobie ambiante. A côté de certaines analyses à contre-courant [2] des attentats de Paris et du climat idéologique qui a suivi, on trouve des textes nauséabonds et paranoïaques qui crient à l’invasion de l’Europe par l’islam et en appellent à défendre la « civilisation » contre la « barbarie » [3]. Les immigrés musulmans sont souvent présentés comme des envahisseurs [4] qui menacent « nos valeurs » [5], « nos femmes » [6], « notre Etat de droit » [7], l’1Dex oubliant dans sa paranoïa que ce sont des armées européennes qui envahissent des pays musulmans et non le contraire.

Cette posture néo-civilisatrice semble séduire entre autres un vieil anarchiste valaisan, Narcisse Praz, qui quand il s’agit de l’islam ne parvient pas à faire la différence entre des croyants et des terroristes en puissance, et confond blasphème avec humiliation raciste [8]. Après avoir traité les féministes genevoises de mal baisées dans les années 1970 dans ses journaux La Pilule et Le Crétin des Alpes, et après avoir assimilé les homosexuels à des pédophiles ces dernières années, il entreprend aujourd’hui d’expliquer à des femmes du Valais comment elles doivent s’habiller et comment elles doivent se libérer. Se sentant dans l’1Dex comme un poisson dans l’eau, et se réfugiant derrière son droit à critiquer toutes les religions, ce libertaire admirateur de Caroline Fourest [9] tient à peu de choses près le même discours que ceux qui défendent l’adoption d’une loi humiliante imposant des manières de se vêtir. Cela n’empêche pas de lire parfois sur le même blog des plaidoyers intéressants [10] contre cette même initiative populaire valaisanne lancée par l’UDC contre le port du « voile » à l’école, mais il demeure que la ligne générale du blog s’est fait sentir de plus en plus clairement. Il y a six mois encore, son rédacteur en maître s’émerveillait devant un éditorial islamophobe de Charlie Hebdo aux relents fascistes et à la teneur franchement conspirationniste [11] (« Qu’est-ce que je fous là ? », 30 mars 2016).

Confusionnisme à la sauce valaisanne

La dénonciation explicite du fascisme semble convaincre l’1Dex essentiellement lorsqu’il est attribué aux islamistes. Sur la masse d’articles publiés depuis 5 ans, on peine à trouver des dénonciations de la persécution étatique et policière des réfugiés en Valais. En revanche on pouvait y lire voici quelques semaines un éloge inconditionnel de la candidature d’un flic au Conseil d’Etat [12], ainsi qu’un article défendant la nouvelle Loi sur le renseignement [13]. Les affaires politiques à scandale, qui y sont dénoncées avec véhémence, donnent lieu à des appels aussi incessants que vains à la vertu politicienne, ce qui séduit plusieurs commentateurs aux thèses clairement soraliennes qui trouvent facilement leur compte dans cette rhétorique du « tous pourris » du moment qu’ils peuvent continuer d’y déverser leur bile sur les immigrés.

Certes, on peut lire régulièrement sur l’1Dex un discours clairement anti-UDC, mais il est permis de douter de la sincérité et de la durabilité de cette ligne éditoriale du moment qu’un certain Slobodan Despot y intervient comme rédacteur invité [14]. Ce dernier, proche des thèses du mouvement d’extrême-droite Egalité et Réconciliation, n’est autre que le conseiller en communication d’Oskar Freysinger, le ministre UDC et sympathisant néo-nazi qui dirige le Département de la formation et de la sécurité. Par ailleurs, on peut noter que la compagne de Despot, intime du couple Freysinger, est la secrétaire d’administration de l’1Dex.

Si on ajoute à cela quelques articles récents repris par l’1Dex de l’intellectuel français Robert Chaudenson, qui défendent les bienfaits de la peine de mort [15] et le droit d’appeler un « nègre » un « nègre » [16], on doit constater que le blog « critique et libertaire » valaisan a largement endossé la posture réactionnaire qui consiste à pourfendre le soi-disant « politiquement correct », ce qui l’apparente, bien qu’en partie seulement, à certains sites d’extrême-droite tels que lesobservateurs.ch.

Un ancien rédacteur des Observateurs, le politicien PDC très nationaliste et hétéro Yannick Buttet, figure d’ailleurs parmi les rédacteurs invités du nouveau magazine 1Dex Mag, aux côtés de Slobodan Despot, de politiciens écologistes et socialistes, ainsi que de personnalités du monde culturel et viticole valaisan. Dans une inquiétante ambiance de « fin des idéologies » à l’échelle valaisanne, cette grande synthèse confusionniste semble avoir pour but de placer le nouveau magazine sous le signe de la respectabilité médiatique, stratégie qui au vu de la conférence de presse semble avoir fonctionné. En retour, puisque dans ce monde-là tout se rend, l’1Dex Mag contribue déjà à donner un surcroît de respectabilité à des personnages et à des idées d’extrême-droite, même si c’est à son corps défendant.

Si politiquement, Despot et Riand se situent sur des positions très différentes, il reste que l’un et l’autre contribuent à leur manière à alimenter l’islamophobie ambiante, qu’elle se déploie sous la bannière de l’UDC ou du parti socialiste. Il est d’une parfaite mauvaise foi de brandir, comme le fait Stéphane Riand, l’argument selon lequel l’espace réservé à Despot dans l’1Dex Mag serait cantonné à la seule rubrique littéraire, car il suffit de lire attentivement les textes de Despot pour voir qu’ils sont habilement construits pour faire passer des idées qui n’ont rien d’exclusivement esthétiques.

A l’avenir, pourra-t-on encore lire dans l’1Dex un article tel que celui-ci, qui dénonce les liens qui existent entre l’un de ses rédacteurs, un ministre et les milieux défendant les idées les plus révoltantes qui soient ? : Les si belles fréquentations de l’UDC Valais

Le nazillon, l’écrivain et le survivaliste

Hasard du calendrier, deux jours avant cette conférence de presse, une autre conférence de presse réunissait le ministre Freysinger, son conseiller Despot et l’homme d’affaires Piero San Giorgio, pour parler des « risques » que devra affronter le Valais ces prochaines années et décennies. Fortement imprégné des thèses survivalistes et fascistes, et proche d’Egalité et Réconciliation, San Giorgio a été engagé par le gouvernement valaisan comme consultant externe pour assurer les citoyens de l’imminence de la catastrophe et de la nécessité de mobiliser.

Une fois encore, dans un canton qui étouffe sous le conformisme et l’affairisme, il a fallu une intervention extérieure de la presse romande pour rendre la chose publique et pour que ce consultant soit limogé. Sur la base de ces révélations tirées d’une vidéo en ligne dans laquelle s’expriment San Giorgio et Daniel Conversano, certains des propos qu’il a tenus sur les malades et les handicapés ont été considérés à juste titre comme « nazis » par une membre socialiste du gouvernement valaisan. Pourtant, l’énergie que mettent San Giorgio, Freysinger et Despot à faire croire aux Valaisans que les principaux risques qu’ils encourent auraient d’autres noms que le fascisme et le capitalisme n’a rien d’original et n’est pas l’apanage de la droite politicienne.

L’un des principaux dangers désignés par le consultant sont les migrants, présentés comme des envahisseurs face auxquels il faut se défendre militairement. Cela non plus n’a rien d’original : l’armée suisse elle-même avait organisé l’année dernière un exercice baptisé « Conex 15 » qui prévoyait un tel scénario. Tuer les migrants en masses est déjà pour la Suisse un registre d’action militaire acceptable en dehors de ses frontières, puisqu’elle participe à l’agence Frontex (récemment renommée « Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes ») qui assure cette mission en Méditerranée pour éviter que les migrants n’arrivent jusque dans ce pays. A force de présenter les musulmans comme des barbares dont la raison d’être est d’en attenter à « notre » civilisation, on prépare les conditions d’une telle politique fasciste à l’intérieur même de nos frontières, où les migrants sont déjà enfermés dans des camps et persécutés par la police pour la seule faute d’avoir cherché à fuir la misère et les guerres. En Valais, le ministre de la formation et de la sécurité se plait à ajouter à cette persécution ordinaire sa touche de cruauté personnelle, lui qui par sa double casquette ministérielle a pu appeler le corps enseignant à la délation des écoliers sans papiers, et qui récemment vient de donner pour réponse aux migrants incarcérés qui revendiquent des conditions de détention salubres : « La prison, ce n’est pas le Club Med, que je sache ».

Le déni du racisme et de l’islamophobie

Le plus inquiétant dans cette affaire de consultant externe, ce n’est pas tant l’engagement d’un néo-nazi par un gouvernement valaisan qui en compte déjà un sympathisant dans ses rangs, que le fait que les propos que tient ce personnage sont d’ores et déjà en relative adéquation avec la politique répressive menée par la Suisse et le Valais à l’encontre des migrants non-Blancs. L’autre point très préoccupant est que l’indignation médiatique et politicienne suscitée par la vidéo se fonde presque exclusivement sur certains extraits dans lesquels le businessman San Giorgio plaide l’eugénisme à l’encontre des « Européens » que le capitalisme a fragilisés à l’extrême, notamment les malades et les handicapés. Le fait que dans le même passage de cette vidéo on peut entendre les deux protagonistes défendre une solution qui consiste à tirer à la mitraillette sur des boat people qui traversent la Méditerrannée n’a par contre pas ému les commentateurs.

Le Nouvelliste par exemple, qui avait pourtant sous la main la transcription intégrale du passage en question, a sciemment choisi de n’en tirer que l’extrait où ce sont les « Européens » qui sont visés, et n’a pas jugé bon de citer celui où San Giorgio se réjouit que des « bastonnades » commencent à avoir lieu en Suisse contre les migrants. Cette catégorie des « migrants » doit d’ailleurs être immédiatement précisée, car il découle clairement du visionnement de la vidéo que c’est l’immigration des Noirs et les Arabes qui est prioritairement visée au titre des « risques » soi-disant encourus par les « Européens », et qui est rendue responsable de tous les maux causés par un capitalisme de plus en plus destructeur. A lecture du quotidien, on apprend sobrement que ce survivaliste défend « une vision très sombre de l’avenir », alors qu’il s’agit d’une justification extrêmement brutale et à peine anticipée d’un fascisme qui est notre présent et qui est le résultat de politiques étatiques défendues à droite comme à gauche. Le ministre Freysinger y voit pour sa part un propos « plutôt ambigu ». Cette lecture sélective de la part des médias et des politiciens valaisans en dit long sur le refus de voir et de nommer le racisme, et l’islamophobie en particulier, et donc sur leur complicité avec des propos qui ont pour fonction de créer les conditions idéologiques d’un pogrom contre certaines populations migrantes déjà érigées en boucs émissaires.

Ce déni du racisme et de l’islamophobie, l’1Dex l’a poussé jusqu’à la perversité [17], en prétendant résumer le passage incriminé de cette vidéo tout en n’en citant qu’une seule phrase, laquelle a de plus été tronquée pour en inverser totalement le sens : la formule essentialiste et aryenne utilisée par San Giorgio, « l’Européen », a été remplacée sous la plume de Riand par « les êtres humains », transformant ainsi un postulat néo-nazi en un plaidoyer humaniste. Pendant ce temps, le conseiller en communication qui est responsable de la présence de ce consultant externe à la conférence de presse qui s’est tenue sous l’égide de l’Etat du Valais continue d’être rédacteur invité du blog 1Dex et du nouveau magazine du même nom.

Pour terminer sur une note plus optimiste, voici un lien qui montre que la mobilisation contre le racisme anti-musulmans s’organise en Valais aussi :

Collectif VIVE – Valaisan-ne-s contre l’interdiction du port du voile à l’école

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Piero Falotti alias Piero San Giorgio, le business-man survivaliste néo-fasciste

Piero San Giorgio et le néo-fasciste français Daniel Conversano

Piero San Giorgio et le néo-fasciste français Daniel Conversano

Piero San Giorgio, le business-man survivaliste, a défrayé la chronique ces derniers jours. Le département valaisan de la sécurité et de la formation dirigé par l’UDC Oskar Freysinger avait engagé l’écrivain survivaliste, Piero San Giorgio, comme consultant dans le cadre de l’inventaire des « risques auxquels le Valais doit se préparer ».

Cette collaboration entre Freysinger et San Giorgio ne nous a pas étonnées plus que ça. Pour rappel, ces derniers avaient déjà fait une vidéo en 2014 nommée « Réflexion sur une crise à venir ». Tous les deux sont des personnages publics de l’extrême-droite européenne et sont invités partout en Europe. Freysinger a été l’invité d’honneur des « Assises sur l’islamisation » organisées par les Identitaires en France. Il a également et récemment été invité par le magazine d’extrême-droite allemand « Compact » lors d’un congrès avec le mouvement islamophobe et anti-migrants Pegida. Quant à San Giorgio, celui-ci a donné des conférences avec presque tous les groupes néo-fascistes européens: Terres Celtiques à Grenoble, Le Local des Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires de « Batskin » alias Serge Ayoub à Paris, Casapound à Rome, Résistance Helvétique à Sion et même pour une conférence de suprémacistes blancs aux Etats-Unis. Il fait également des affaires avec le mouvement et les éditions antisémites d’Alain Soral depuis des années.

Suite à une vidéo où San Giorgio donne une interview au néo-fasciste français Daniel Conversano, l’Etat valaisan et Oskar Freysinger,  embarassés, ont préféré renoncer à cette collaboration.

Dans cette vidéo, Piero San Giorgio se lâche et crache tout son mépris contre « les tarlouzes », « le gauchisme » et « le socialisme »; tout en pronant un darwinisme social et un eugénisme à peine voilés.

Daniel Conversano, en parlant des migrantes, dit, dans l’interview « moi ça me fait pas peur 50’000 migrants qui arrivent en bateau, parce que si tu mets 20 mitraillettes en face, c’est terminé », « voilà, en gros, pour faire simple » lui répond San Giorgio en souriant.

Piero San Giorgio, ce millionaire ex-cadre d’Oracle Corporation, ex vice-président de SalesForce, chez Solix Technologies et fondateur d’Andiamo, une société qui  « aide » à l’expansion européenne de start-up américaines veut donc nous apprendre comment survivre à « l’effondrement économique » à coup de stages payants, en vendant ses livres et en nous montrant comment investir dans l’or. Mais à quoi va bien pouvoir lui servir tout l’argent qu’il gagne avec son marché du survivalisme si « l’effondrement économique » est pour demain? Et si effondrement économique il y a, San Giorgio n’est-il pas de la classe qui est responsable du désastre?

Ce personnage est devenu millionaire sur le traitement de données concernant les marchés du Moyen-Orient, de l’Europe de l’Est et de l’Afrique. Il est ainsi le type même du business-man néo-libéral, néo-colonialiste et fait donc partie du problème et non de la solution.

La «dissidence», entendez «les-droitards-qui-s’agitent-sur-internet», est un vrai bizness. C’est d’ailleurs ce qui le différencie du vrai militantisme, qui lui, est au service d’une cause et pas d’un enrichissement personnel.

Si on suit la logique de San Giorgio on devrait toutes s’armer, acheter des masques à gaz, des boîtes de conserve et repérer les faibles. Pas étonnant que ce discours plaise aux néo-fascistes de tout poil.

En 2013, Piero San Giorgio avait déjà pris la parole devant les officiers et les sous-officiers supérieurs de la brigade d’infanterie 2 pour le bilan 2012 et pour fixer les «points forts» de l’année 2013.

En 2012, il avait écrit un commentaire facebook où il affirmait au sujet des jeunes qui participent au black block:

« Mes contacts dans les états-majors d’armées européennes me disent que selon eux, certains de ces “jeunes“ sont pilotés (nourris, logés, transportés d’une ville à l’autre par avion, etc.) par certains services secrets de certains pays (Allemagne, UK, etc.) pour servir des “intérêts supérieurs“… effectivement à creuser. »

On se demande bien si les institutions suisses referont appel à son « expertise » dans le futur.

RAGE – Réseau d’Agitation – Réseau Antifasciste Genève

 

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Genève reste antifa!

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Depuis déjà plusieurs semaines consécutives, les néo-fascistes s’agitent en suisse romande. L’extrême-droite a plusieurs visages mais la résistance aussi. Face à cette recrudescence, une résistance s’est organisée avec les forces syndicales, politiques, féministes, autonomes et antifascistes.

La pression de la mobilisation a réussi en partie à saboter les plans des néo-fascistes. Le but n’étant pas de demander aux autorités d’interdire ces événements, mais de créer un rapport de force afin d’annuler et d’empêcher la bonne tenue de ces rassemblements.

Le 5 novembre devait se tenir une conférence néo-fasciste sur Lausanne, mais les autorités ont préféré l’interdire par crainte d’affrontements. Le 12, Soral devait tenir une conférence, mais suite au refus de toutes les salles d’accueillir un événement pareil, la conférence s’est faite sans public dans un appartement avec une équipe de filmage. Le manque à gagner est énorme pour ce petit marchand de la haine qu’est Soral. Pour rappel, toutes ses conférences sont payantes tout comme ses vidéos et son merchandising pour bobos de droite. Un rassemblement antifasciste a eu lieu à 50 mètres de l’établissement qui devait innitialement accueillir la conférence.

Dernier événement en date, à Lausanne, le groupuscule néo-fasciste Résistance Helvétique a organisé une conférence qui a dû changer de lieu à la dernière minute.

Ce samedi 26 novembre, Egalité et Réconciliation Haute-Savoie, le fan club d’Alain Soral compte organiser une conférence « aux alentours de Genève ». La probabilité que cette conférence ait lieu sur le territoire français est assez grande mais nous pensons qu’il faut tout de même rester vigilantEs à Genève et dans les communes.

Attaquons les structures d’extrême-droite, ne leur laissons aucun répit. Il faut que chaque événement leur coute trop cher financièrement, en énergie, et en logistique.

Ensemble montrons leur qu’ils ne sont pas les bienvenus dans la région et des deux côtés de la frontière!

RAGE – Réseau d’Agitation – Réseau Antifasciste Genève

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Soral not welcome!

afa

Décidement Alain Soral n’est pas le bienvenu à Genève. Après avoir réussi à faire annuler la réservation de la première salle, la mobilisation antifasciste a continué à mettre la pression et à permis l’annulation d’une réservation dans une deuxième salle! Les néo-fascistes ont donc avoué leur échec sur leur site web et ont décidé de trouver « refuge » sur internet. La conférence sera donc filmée et postée sur le net.

Cette annulation est très encourageante  pour la suite de la mobilisation contre les prochaines conférences de l’extrême-droite le 19 novembre à Lausanne  par le groupuscule Résistance Helvétique et, le 26 novembre, de nouveau Egalité et Réconciliation Haute-Savoie en région genevoise.

Le rassemblement de samedi est maintenu et nous appelons tous les habitantEs du quartier à se joindre à la fête populaire qui aura lieu à partir de 13h place des Grottes! Amenez à boire et à manger et mettez vos chaussures pour danser!

Ça sera l’occasion de se rencontrer et de discuter de la suite de la mobilisation en cours, en musique et dans la bonne humeur!

Nous appelons à continuer la vigilance et à organiser l’auto-défense populaire pour le reste de la journée et de la soirée afin d’empécher toute tentative d’expéditions punitives des néo-fascistes contre nos locaux et nos militantEs.

Nous travaillons actuellement sur un texte abordant les thèmes de la liberté d’expression, le libéralisme, la social-démocratie et la nécessité de s’organiser de manière autonome qui sortira courant du mois de novembre. Ce texte sera une réponse à tous les néo-fascistes et les « libéraux » qui nous taxent d’être « anti-démocratiques » et plus fascistes que les fascistes.

Genève reste antifa!

Siamo tutti antifascisti!

Siamo tutte antifasciste!

 

RAGE – Réseau d’Agitation – Réseau Antifasciste Genève

 

 

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Communiqué sur la mobilisation antifasciste en cours

Tout ne se passe pas comme prévu pour la conférence d’Alain Soral à Genève. Le 8 novembre, alertés par la police, les responsables du lieu où devait se tenir la conférence ont décliné la réservation par peur de voir un rassemblement devant leur établissement. Le lieu n’était autre que l’Uptown Geneva (ancien cinéma des Grottes) à 50m du rendez-vous pour le rassemblement antifasciste. Comprenant dans quel pétrin ils étaient et que les néo-fascistes avaient fait une réservation sous un faux prétexte, l’Uptown a préféré annuler la réservation.
A noter l’utilisation du même procédé systématique chez les néo-fascistes; avancer masqués et faire des réservation sous de faux prétextes ou de faux noms.
Les néo-fascistes ont donc annoncé que la conférence était menacée et que la gauche et l’extrême-gauche étaient contre la liberté d’expression et du côté du « système ». Assez curieux pour des personnes qui ont soutenu Trump dans sa campagne et qui se frottent les mains à l’idée de voir les paroles et les actes racistes augmenter.

Trump, ce raciste, sexiste et islamophobe, qui a reçu les félicitations de toute l’extrême-droite européenne et israélienne.

Les néo-fascistes ont depuis trouvé un autre lieu pour leur conférence. Nous appelons donc à la vigilance et à contacter toutes les salles susceptibles d’acceuillir cet événement. Des salles pouvant acceuillir 400 personnes, il n’y en a pas beaucoup sur Genève. Il est très probable que la conférence ait lieu soit dans les communes soit dans un hôtel.

Nous devons continuer à mettre la pression sur les néo-fascistes et à faire vivre la mobilisation pour leur faire comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus à Genève. La mobilisation ne s’arrete pas à ce samedi: le 19 novembre, une autre conférence est programmée par le groupuscule Résitance Helvétique, avec des intervenants français et, le 26 novembre, Egalité et Réconciliation Haute-Savoie organise à nouveau une conférence dans la région genevoise.

Nous relayons l’appel du collectif autonome D et nous appelons également à se rassembler le:

Samedi 12 novembre à 13h Pl. des Grottes

Pour un grand rassemblement antifasciste, populaire et unitaire!

Genève reste antifa! On reste mobiliséEs!

RAGE – Réseau d’Agitation – Réseau Antifasciste Genève

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MOBILISONS-NOUS CONTRE L’EXTRÊME-DROITE !

PAS DE FASCISTES DANS NOS QUARTIERS !

Rechtsextreme auf dem R¸tli: H‰nde hoch zum R¸tlischwur, 2007#Right wing extremists on the Ruetli on the 5th august 2007

Alain Soral a prévu de tenir samedi 12 novembre une conférence à Genève (le lieu exact est tenu secret pour l’instant). Fondateur du groupuscule Egalité et Réconciliation, il s’inscrit dans une tradition fasciste qui répand une idéologie raciste, sexiste et homophobe.

Il serait accompagné de Imran Nazar Hosein, un imam ultra réactionnaire. Les deux ont en commun d’appeler à une alliance des catholiques et musulmans pour lutter contre la « communauté juive organisée ».

Cet événement s’inscrit dans une série inquiétante qui fait suite au concert d’Unterwasser qui a réuni 5000 néonazis et à celui de Kaltbrunn dans le canton de Saint-Gall. Le Parti Nationaliste Suisse avait prévu de tenir une conférence le 5 novembre à Lausanne mais celle-ci a été interdite par les autorités suite à une mobilisation forte des partis de gauche, des organisations syndicales et de nombreuses associations et personnalités appelant à manifester contre ce rassemblement. L’organisation Résistance Helvétique prévoit également de tenir une conférence le 19 novembre à Lausanne.

Le fascisme n’est pas un courant politique comme un autre et ne doit pas être traité comme tel. Les groupes fascistes promeuvent ouvertement une idéologie raciste, sexiste, homophobe et défendent l’avènement d’un ordre autoritaire. Historiquement, leurs organisations se sont développées dans le but explicite de détruire les forces politiques et syndicales de gauche par la violence. En en plus de promouvoir leur idéologie ultra-réactionnaire, les fascistes cherchent aujourd’hui à normaliser leur existence et à se doter d’un vernis de respectabilité à travers ces conférences.

C’est pourquoi les forces démocratiques, associations, syndicats, collectifs et autres groupes et personnes soussignés appellent à se mobiliser largement pour dénoncer la tenue de tels événements par ces organisations fascistes.

Dans cet esprit, nous appelons d’ores et déjà à des rassemblements de protestation contre la venue d’Alain Soral à Genève (12 novembre) et la conférence de Résistance Helvétique à Lausanne (19 novembre).

Restez informéEs !

NO PASARÁN !

PAS DE FASCISTES DANS NOS QUARTIERS !

Organisations signataires :

solidaritéS, Les Verts Genevois, Parti Socialiste Genevois

Jeunesse Socialiste Genevoise

Jeunes Verts Genève

Parti Communiste Genevois

RAGE – Réseau d’Agitation (Réseau Antifasciste Genève)

Slutwalk Suisse

CGAS – Communauté genevoise d’action syndicale

Unia Genève

SSP / VPOD Genève

SIT

Syndicom Genève

L’Autre Syndicat

Maison Populaire de Genève

Jeunesses Kurdes Genève Coskun Deniz

Association des Jeunes Engagés

Parti Socialiste vaudois

POP Gauche en mouvement

Jeunes POP Vaud

Les Verts vaudois

Décroissance Alternatives

Gauche Anticapitaliste

Parti socialiste lausannois

Groupe Regards Critiques (UNIL)

Association le Sleep-in

Feminista

Marche Mondiale des Femmes

Droit de Rester NE

Personnes signataires :

Albert Anor, enseignant, syndicaliste

Alessandro Pelizzari, Unia,vice-président CGAS

Alessio Candolfi

Alfonso Gomez, conseiller municipal Ville de Genève

Alison Katz, ancienne fonctionnaire internationale

Anastasios Tsingos

Andrea Eggli, assistante sociale

Antoine Auchlin

Ariane Bailat, Syndicat des services publics Genève

Augustin Oltramare, retraité

Brigitte Studer, conseillère municipale EàG, Ville de Genève

Charles Heller, chercheur

Chloé de Senarclens, assistante administrative

Christine Oltramare

Claude Farine, conseiller communal PS Nyon

Claude Reymond, Syndicom, secrétaire syndical CGAS

Clément Dubois, ASEB, vice-président CGAS

Cornelia Hummel, sociologue

Daniel Dind, militant associatif et syndical

Daniela Tschannen, psychomotricienne, musicienne

Dario Ciprut, Passeur de parole et chercheur indépendant

Davide de Filippo, SIT

Delphine Klopfenstein, Députée au Grand Conseil Genève

Demir Sönmez, reporter photographe

Denis Bucher, membre des Verts

Diego Cabeza, président du SIT

Dominique Tinguely, Conseiller municipal Les Verts PLO

Emiliano Crosta-Blanco, secrétaire général Parti Communiste Genevois

Erwin Weiss, ContrAtom

Esther Hartmann, Conseillère municipale Les Verts

Félix Dalang, chimiste retraité

Franck Na

Frédérique Perler, assistante sociale, députée Les Verts

Gabrielle Brodmann, ex-professeur Collège

Gazi Sahin, restaurateur, solidaritéS

Jean Batou, député Ensemble à Gauche / solidaritéS

Jean Burgermeister, biologiste

Jean Gabriel Elia, retraité

Jean-Luc Ferrière, SIT

Jocelyne Haller, travailleuse sociale, députée EàG, solidaritéS

Joël Mugny, SYNA, vice-président CGAS

Joël Varone, Unia, président IPE

José Ramon Gonzalez, syndicaliste Syndicom

Julien Nicolet, Les Verts, co-président FAMCO

Laurent Vité, président de la Société pédagogique genevoise (SPG)

Louisa Malatesta, étudiante

Manuela Cattani, SIT, présidente CGAS

Manuela Honegger, docteure en science politique, solidaritéS

Marc Simeth, enseignant, Président du Cartel intersyndical de l’Etat

Marjorie Blanchet, Unia, IPE

Marjorie de Chastonay, prés. Verts Ville de Genève

Massimo Usel

Mathilde Genoud, étudiante

Michel Vincent, syndicaliste, retraité

Myriam Lonfat, ancienne députée, syndiquée SSP

Nahuel Aguilar, étudiant en socioéconomie

Nicolas Walder, Président des Verts Genevois et Maire de Carouge

Olivier Peter, avocat

Paolo Gilardi, Genève

Patiño Alejo, syndicaliste à Syndicom

Philippe Macasdar

Philippe Sauvin, syndicaliste, Genève

Pierre Dekkers

Pierre Vanek, député EàG, solidaritéS

Sabrina Carusi, EàG

Sarah Irminger

Sarah Klopmann, députée Les Verts au Grand Conseil genevois

Thierry Horner, SIT

Thomas Graff

Tony Mainolfi, Syndicaliste SEV

Ueli Leuenberger, ancien Conseiller national

Valentin Dujoux, co-président des Jeunes Verts Genève

Valentina Ramelli

Valérie Buchs, SIT

Xavier Carlo, secrétaire adjoint Parti Communiste Genevois

Yves Cerf, musicien

Zoé Bon, travailleuse sociale

Romain von Allman

Sylvia Allisson

Cristina Del Biaggio, géographe

Catherine Berthet

Valérie Bezençon

Valérie Borloz Schaller, secrétaire de l’Union syndicale vaudoise (USV)

Géraldine Boucher, conseillère communale Les Verts

Hadrien Buclin, conseiller communal EàG Lausanne

Carine Carvalho Arruda, conseillère communale PS

Pierre Buhler, Professeur honoraire Neuchâtel

Aline Catzeflis, La Chaux-de-Fonds

Claude Calame, conseiller communal EàG, prof UNIL

Allegra Chapuis

Nicolas Chapuis, intervenant social

François Chédel

Jérôme Christen, député Vaud Libre

François Clément, député PS

Pierre Conscience, conseiller communal EàG Lausanne

Pierre Cornu

Régis Courdesse, député Vert’libéral

Louis Dana, conseiller communal PS

Jean-Michel Dolivo, député solidaritéS… (etc.)

.Julien Eggenberger, député PS

Céline Ehrwein Nihan, députée Les Verts

Fabienne Freymond Cantone, déuté PS

Oleg Gafner, co-président des Jeunes Vert-e-s Vaud

David Gagnebin

Martine Gagnebin

Giovanna Garghentini Python, Marche Mondiale des Femmes

Dominique Gigon, secrétaire du PS Lausanne

Christophe Grand, secrétaire POP Vaudois

Omid Habibinia

Aurélia Heiniger

Alain Hubler, Président du grpe EàG au Conseil communal

Christiane Jaquet-Berger, députée POP

Yvan Luccarini, conseiller communal DA Vevey

Vincent Keller, député La Gauche (POP-solidaritéS)

Silvio Maddalena, POP, Neuchâtel

Nicolas Mattenberger, député PS

Olivier Mayor, député Les Verts

Axel Marion, député PDC

Alexandre Martins, syndicaliste Unia

Serge Melly, député Vaud Libre

Roxanne Meyer Keller, députée PS

Jacqueline Meylan, Marche Mondiale des Femmes

Pauline Milani, Historienne

Céline Misiego, conseillère communale EàG

Monique Misiego

Martial de Montmollin, député Les Verts

Vanessa Monney, syndicaliste Unia

Sarah Neumann, conseillère communale PS Lausanne

Marc Oran, député POP

Danielle Othenin-Girard, Marche Mondiale des Femmes

Mehdi Ovestati

Cédric Pillonel, député Les Verts

Chloé Parrat, assistante HES, membre de Feminista

Dimitri Paratte, solidaritéS, Conseiller général, Neuchâtel

David Payot, Municipal POP à Lausanne

Lauriane Pichonnaz

Frédéric Plazy, directeur de la Manufacture, Haute Ecole des Arts de la Scène à Lausanne

Sylvie Podio, Députée Les Verts

Léonore Porchet, présidente des Verts lausannois, conseillère communale

Nicolas de Pury, conseiller général Les Verts Neuchâtel

Janine Resplendino, Conseillère communale EàG Lausanne

Michel Renaud, député PS

Vincent Renaund

Valérie Richard, Marche Mondiale des Femmes

Catherine Robbiani

Nicolas Rochat, député PS

Lionel Roche, Syndicaliste Unia

Julien Sansonnens, député POP

Graziella Schaller, députée Vert libéral

Gianni John Schneider, conseiller communal PS

Nicolas Soguel, Droit de Rester NE

Agostino Soldini, syndicaliste SSP

Oscar Tosato, député PS

Catherine Villanueva, Marche Mondiale des Femmes

Marlène Voutat, conseillère communale EàG

Micheline Vuilleumier, Participante à la Marche Mondiale des Femmes, Peseux

Henri Vuillomenet, membre d’Unia

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Contre la venue d’Alain Soral à Genève!

antifa

Plus d’infos: renverse.co

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Organisons-nous contre la venue d’Alain Soral à Genève le 12 novembre 2016

De gauche à droite: Jean-Marie Lepen, un responsable du Front National de la Jeunesse, Alain Soral.

De gauche à droite: Jean-Marie Lepen, un responsable du Front National de la Jeunesse, Alain Soral.

Alain Soral est une figure de l’extrême-droite française depuis déjà plusieures années. Ancien du Front National, ce franco-suisse a lancé un mouvement appelé « Egalité et Réconciliation ». Derrière ce nom racolleur se cache principalement deux axes: créer un « front de la foi » antisémite entre catholiques et musulmans français et ce qu’ils appellent la « gauche du travail et la droite des valeurs ».

Avec l’aide des réseaux sociaux, Alain Soral avait réussi à importer sa « dissidence » dans certains quartiers populaires et chez beaucoup de jeunes musulmanNEs.

Mais ces dernières années le phénomène Soral se casse gentiment la gueule, et les gens sont de moins en moins dupes face à sa propagande. Ses alliés et soutiens d’hier lui ont tourné le dos à cause de son incohérence, sa mégalomanie et son rôle de rabatteur pour le FN dans les quartiers populaires. L’enfumage ne marche plus. Son anti-impérialisme en carton et sa réthorique « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » non plus.

Voici deux textes récents pour comprendre le personnage d’Alain Soral:

Alain Soral? un poseur, un imposteur

Vous avez dit Soral?

Alain Soral avait déjà été invité en 2012 à Genève par le groupuscule néo-fasciste « Genève Non Conforme » à l’Hôtel Crowne Plaza pour donner une conférence devant plus de 300 personnes.

Cette fois-ci, c’est le groupuscule français « Egalité et Reconciliation Haute-Savoie » qui organise le 12 novembre prochain la venue d’Alain Soral pour une conférence dans un lieu encore tenu secret. Les seules informations concernent l’heure et le prix de l’entrée qui s’élève à 20 euros ou 22 francs suisses.

Il est intéressant d’observer que la Suisse est à nouveau un petit paradis et un refuge pour l’extrême-droite européenne. Pour rappel, à la mi-octobre le canton de Saint-Gall avait acceuilli un concert néo-nazi rassemblant 5’000 néo-fascistes.

En outre, Daniel Conversano (néo-fasciste français) et Sébastien de Boëldieu (néo-fasciste du mouvement italien Casapound) organisent une conférence aux côtés du Parti nationaliste suisse le 5 novembre dans la région lausannoise.

Nous ne pouvons rester les bras croisés face à la racaille néo-fasciste! Le racisme, le sexisme et l’homophobie d’Alain Soral ne sont pas les bienvenus à Genève, ni ailleurs.

Nous lançons un appel à la mobilisation contre la venue de ce personnage et nous encourageons toutes les initiatives créatives et militantes des collectifs féministes, des syndicats, des associations homosexuelles, des autonomes, des antifascistes, des individuEs et des habitantEs de Genève.

Mobilisons-nous contre les réactionnaires!

Restez informéEs pour la suite!

RAGE – Réseau d’Agitation – Réseau Antifasciste Genève

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