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25 juillet : Appel pour la deuxième Journée Internationale de Solidarité avec les prisonniers antifascistes

untitled-1Cette année, depuis la Journée Internationale de Solidarité avec les Prisonniers Antifascistes le 25 juillet 2015, il y a eu une inquiétante augmentation de l’activité de l’extrême droite dans le monde. Chaque jour amène des nouvelles de cette nouvelle vague de réaction – au nom du nationalisme et de la sécurité – qui diabolise les réfugiés et les immigrants, attise la haine envers les Musulmans, et attaque les populations LGBTQ et d’autres groupes oppressés qui se battent pour leur libération et leurs vies.

On voit Nigel Farage et l’UKIP au Royaume-Uni, la revue birmane The Irrawaddy, le Front National en France, et Donald Trump aux Etats-Unis construire les mêmes déclarations racistes à propos des refugiés en utilisant presque le même langage d’extrême-droite. Les antifascistes de Pologne, Thaïlande, Malaisie, Angleterre, Australie, Brésil, Birmanie, Grèce, France, Suisse, Etats-Unis, et partout ailleurs, ont la même réponse à ces déchets intolérants : NO PASARAN!

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Les antifascistes sont aux premières lignes de la lutte contre ces fascistes et autres cauchemars d’extrême-droite nationaliste. Aux Etats-Unis, on a déjà assisté à une large augmentation d’arrestations d’antifascistes lors de manifestations contre le Ku Klux Klan ou lors d’autres rassemblements au potentiel de violence grandissant. Au niveau international, il y a aussi eu une augmentation des violences de rue, ce qui conduit malheureusement à davantage de répression de la part de l’Etat. Nous ne permettrons pas nos camarades – encercles de cages d’acier et de murs de béton – d’être oubliés.

La Journée Internationale de Solidarité avec les Prisonniers Antifascistes du 25 juillet est née en 2014 comme le Jour de Solidarité avec Jock Palfreeman, un homme Australien subissant une condamnation de vingt ans de prison en Bulgarie pour avoir défendu deux hommes Roms lors d’une attaque de hooligans de foot fascistes. En 2015, nous avons développé nos efforts de solidarité afin d’inclure tous les prisonniers antifascistes autour du monde. Il y a eu une variété d’actions à travers le monde : des groupes ont organisés des concerts caritatifs, des projections de films, des discussions, des tombolas, des distributions de banderoles, des pétitions ou des campagnes épistolaires et des distributions de documentation dans la rue et lors d’un festival punk. D’autres ont pris des photos et des vidéos et ont déclaré leur soutien.

Nous appelons les antifascistes du monde entier à agir en signe de solidarité avec les prisonniers antifascistes ! Pensez à un événement ou à une action à leur dédier. Ils sont là-dedans pour nous, on est dehors ici pour eux !

No Pasaran!
Jusqu’à ce qu’ils soient tous libres !

Ci-dessous est une liste de prisonniers antifascistes. Contactez-nous svp si vous connaissez un prisonnier antifa non inclus dans la liste (incluez leurs informations et les langues qu’ils peuvent lire) ; si vous organisez un événement pour qu’on puisse aider à le promouvoir : nycantifascistaction@gmail.com

Notez qu’il y a un appel séparé pour la Journée Internationale de Solidarité avec les Anarchistes Russes et les Prisonniers Antifascistes, du 1er au 10 juillet. Ça n’a pas d’importance que vous vouliez participer à un ou aux deux appels tant que vous montrez votre solidarité !

EUROPE

Bielorussie

Roman Bogdan

Roman Bogdan a été arrêté le 15 avril 2015, dans le cadre de la longue répression étatique contre les antifascistes à Brest, suite à un affrontement entre des antifascistes et des fascistes le 8 mai 2013. En octobre, Roman a été condamné à 8 ans dans une colonie pénitentiaire et à payer 3500 euros de dommages et intérêts. En décembre 2015, la cour d’appel régional a réduit sa peine à 2 ans.

Adresse:
213010 Shklov
p. Molodezhnyj, IK-17, otryad 12
Mogilevskaya obl.
BELARUS

Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.

http://www.abc-belarus.org/?p=6153&lang=en

Vlad Lenko

Vlad Lenko est un antifasciste d’Ivatsevichi (région de Brest). Il a été arrêté le 27 décembre 2014 et accusé d’avoir participé à un affrontement contre les néo-Nazis locaux plus tôt dans le mois. Vlad a été accusé d’hooliganisme en bande et de coups et blessures avec arme, et a été condamné en septembre à 6 ans en colonie pénitentiaire.
Son comité de soutien essaye de collecter de l’argent pour pouvoir faire appel du verdict, dans l’espoir de réduire sa peine de moitié. Iels doivent aussi réunir 1000 euros pour payer les dommages retenus par la cour.

Collecte WebMoney:
$ Z418615316084
€ E146518161935

Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.

Lenko Vlad Igorevich
211300 Vitebskaya obl.
Vitebskiy rajon, Vitba, IK-3
BELARUS

http://www.abc-belarus.org/?p=6240&lang=en

Dzmitry Stsyashenka

Dzmitry StsyashenkaDzmitry Stsyashenka a été arrêté le 4 octobre 2013, pour sa prétendue participation à un affrontement entre des antifascistes et des néo-Nazis à Brest le 8 mai 2013, qui enverra un Nazi à l’hôpital. Il est aussi accusé pour un autre affrontement avec des néo-Nazis plus tard au cours de l’été 2013. Il a été condamné à 4 ans de prison, mais en 2014 sa peine fut réduite d’un an en raison d’une amnistie.

En avril 2015, le dossier de mai 2013 a été ré-ouvert et Dzmitry a de nouveau été inculpé. En octobre 2015, il a été condamné à 5 autres années en colonie pénitentiaire et a écopé de 500 euros d’amende pour les dégâts causés. En décembre, la cour d’appel régionale a ramené sa peine à 2 ans, qui s’ajoute aux 4 années qu’il purge déjà.

Il peut lire le russe et des phrases simples en anglais.

213800 Bobruisk,
ul. Sikorskogo 1a, IK-2, otryad 14
Mogilevskaya obl.
BELARUS

http://abc-belarus.org/?cat=3&lang=en

Bulgarie

Jock Palfreeman

Jock_PalfreemanJock Palfreeman est un prisonnier politique antifasciste australien qui purge une peine de 20 ans de prison en Bulgarie pour la mort plutôt mystérieuse d’un hooligan qui faisait parti d’un groupe qui a agressé deux hommes Roms à Sofia, Bulgarie, en 2007. Jock est venue en aide aux Roms, et est rapidement devenu la cible des agresseurs. Les autorités bulgares ont fait tout ce qui étaient en leur pouvoir pour s’assurer que Jock n’ait pas un procès équitable, et ont, après sa condamnation, refusé – en contradiction avec leurs propres traités – de le transférer en Australie pour qu’il purge le reste de sa peine près de sa famille. Jock souhaite que les donations qui lui sont destinés soient envoyées à la Bulgarian Prisoners’ Association dont il fait partie.

Il peut lire l’anglais et le bulgare.

Adresse:
Jock Palfreeman
Sofia Central Prison
21 General Stoletov Boulevard
Sofia 1309, BULGARIA

http://www.freejock.com
http://www.brightonabc.org.uk/jock.html

Russie

Aleksandr Kolchenko

Aleksandr KolchenkoAleksandr  Kolchenko a été arrêté en Crimée le 17 mai 2014, avec d’autres personnes, et accusé par les autorités russes de faire parti d’un « groupe terroriste » qui prévoyait des explosions près du mémorial de la Flamme Éternelle et de la statue de Lénine à Simferopol, ainsi que le sabotage de chemins de fer et de lignes électriques. Aleksandr est aussi suspecté d’avoir organisé deux incendies en Avril : contre les quartiers généraux du Unity-Party russe, et de la Communauté Russe de Crimée. Il a été transféré à Moscou et est détenu dans des conditions draconiennes. Ses avocats ont reçu une injonction au silence, et se sont vu refuser le droit élémentaire de le défendre. Il risque une peine de 15 à 20 ans en camp de travail.

Les autorités russes disent qu’Aleksandr est membre de Right Sektor, une organisation nationaliste ukrainienne d’ultra droite, mais il n’a aucun lien avec ce groupe – un fait confirmé par sa famille et ses amis. En plus, Aleksandr est un antifasciste anarchiste qui s’est toujours opposé aux mouvements nationalistes en Crimée et qui a subi des attaques constantes de la part des fascistes en raison de son activisme. Par exemple, après la projection d’un documentaire sur le meurtre de la journaliste antifasciste Anastasiya Baburova, il a été attaqué par trente Nazis armés de couteaux.

Comme c’est une affaire hautement politique, les frais judiciaires d’Aleksandr sont très élevés, environ 850 euros par mois. Les frais liés à l’enquête sont un poids financier conséquent pour les groupes locaux de l’ABC, et il y a un appel au don et à la diffusion d’informations. Vous pouvez faire un don via Paypal à abc-msk@riseup.net ou par compte bancaire (envoyez un mail à cette adresse pour les détails).

Adresse:
Kolchenko Aleksandru Aleksandrovichu
344082
Rostov-na-Donu
Bolshaya Sadovaya str, 31
SIZO-4
RUSSIA

Attention : L’ABC de Moscou nous fait savoir que les lettres en anglais sont rarement acceptées dans les prisons russes, donc écrivez en russe (essayez d’utiliser un traducteur), ou envoyez juste des photos et cartes postales.

http://avtonom.org/en/news/repressions-against-crimean-activists-political-context
http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Aleksandr_Kolchenko

Alexey Sutuga

Alexei_SutugaAlexey Sutuga est un anarchiste et antifasciste de longue date qui a été arrêté le 5 avril 2014 pour s’être battu avec des membres de l’ultra droite de Moscou. Il a été condamné le 30 septembre 2014 à 3 ans et 1 mois de prison pour sa participation présumé à cet affrontement.

Il faut noter que sa sentence prend en compte une affaire plus ancienne datant d’avril 2012 au cours de laquelle il fut arrêté, soupçonné d’avoir participé à un affrontement lors d’un concert de punk/hardcore à Moscou le 17 décembre 2011. Le conflit a commencé quand la sécurité de la salle, composée de personnes d’extrême droite, a provoqué les invités. Le concert a dû être interrompu en raison du l’affrontement, mais la sécurité a alors essayé de prendre en otage des membres du public, et les ont menacé d’appeler leurs amis hooligans nationalistes en représailles. Le public a résisté et la sécurité a fait feu avec des balles en caoutchouc métallisées. Malgré tout, les membres de l’équipe de sécurité de la salle ont été neutralisés et envoyés à l’hôpital. Les charges retenues contre Alexey et beaucoup d’autres ont été abandonnées en janvier 2014 à la veille des Jeux Olympiques d’hiver de Sochi, en rapport avec la proposition de loi d’amnistie qui n’est rien d’autre qu’une combine des Relations Publiques, sur l’initiative de Vladimir Putin.

Adresse:
Sutuga Alexey Vladimirovich 1986 g.r
Ispravitelnaya Koloniya № 2
Pervy Promyshlenniy massiv
kvartal 47
d. 6 g. Angarsk 665809
Irkutskaya oblast
RUSSIA

Attention : L’ABC de Moscou nous fait savoir que les lettres en anglais sont rarement acceptées dans les prisons russes, donc écrivez en russe (essayez d’utiliser un traducteur), ou envoyez juste des photos et cartes postales.

http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Alexey_Sutuga

Suède

Note : Le combat contre le fascisme en Suède est très agressif, et beaucoup d’antifascistes qui sont en prison sont accusé.e.s d’être impliqué.e.s dans des activités et organisations très violentes. Il y a plus d’antifascistes emprisonné.e.s en Suède que sur cette liste, mais iels ne veulent pas que leurs noms et adresses soient publié.e.s. Si vous voulez écrire à ces personnes, merci de contacter Föreningen fånggruppen.

Joel Almgren

Joel AlmgrenJoel Almgren a été condamné à 5 ans et 6 mois de prison pour avoir défendu une manifestation antiraciste organisée à Stockholm, brutalement attaquée par des Nazis le 15 décembre 2013. La manifestation pacifique – contre les attaques fascistes contre des antiracistes locaux et la diffusion de la propagande Nazi autour des écoles – a été attaquée par les membres du groupe Nazi le plus actif de Suède, armés de couteaux, matraques et bouteilles en verre. Les antifascistes présent.e.s sur les lieux ont défendu les manifestant.e.s et beaucoup ont été blessé.e.s.

Joel a reçu des amendes dont le montant total s’élève à plus de 4080 USD, et ses supporters ont besoin d’aide pour récolter l’argent.

Tour faire un don à partir d’un compte bancaire hors de Suède:
IBAN: SE0680000832799438650120
Bic: SWEDSESS

Il peut lire le suédois et l’anglais.

Adresse:
Joel Almgren
KVA Tidaholm
Skogsholmvägen
522 85 Tidaholm
SWEDEN

http://www.fanggruppen.com/write-to-prisoners-1/
http://www.facebook.com/freejoel

AMERIQUE DU NORD

États-Unis

Luke O’Donovan

lukeodonovanPendant le réveillon du Nouvel An 2013, Luke O’Donovan s’est rendu a une soirée dans une maison de Reynoldstown, dans les environs d’Atlanta, en Géorgie. On l’a vu danser et embrasser d’autres hommes à cette fête.

Plus tard cette nuit là, il a reçu des insultes homophobes et s’est fait attaquer par plusieurs personnes en même temps. Luke a essayé de s’échapper, sans succès, et des témoins ont déclaré avoir vu entre cinq et douze hommes attaquer Luke, lui piétinant la tête et le corps, dans le but évident de le tuer. Il a été traité de pédale avant et pendant toute la durée de l’attaque, au cours de laquelle lui et cinq autre personnes ont été poignardées. Par la suite, Luke a été emprisonné et accusé de cinq chefs d’inculpation pour attaque à main armée avec une arme mortelle ainsi que d’un chef d’inculpation pour tentative de meurtre.

Le procès de Luke a prit fin le 12 août 2014, quand il accepta une négociation de peine. Il accepta une peine de 2 ans qui commencerai ce jour, suivi de 8 ans de liberté conditionnelle très restreinte. Le juge a également banni Luke de l’état de Géorgie pour toute la durée de sa conditionnelle.

Il peut lire l’anglais.

Adresse:
Luke Patrick O’Donovan
#1001372271
Washington State Prison
P.O. Box 206
Davisboro, GA 31018
USA

https://letlukego.wordpress.com

 Appel lu sur le site des antifascistes de New York :

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LA SOLIDARITE EST NOTRE ARME!

RA

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NO BORDERS NO NATIONS 2016 – Trailer

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[Genève] Nazillon change toutes devises

À la Rue de Berne, au cœur du quartier populaire des Pâquis, se terre une petite entreprise de change qui emploie un agent au bras droit souvent raide… Alexandre Gabriac.
C’est derrière la vitre blindée d’un bureau de change de la Rue de Berne, dans le quartier des Pâquis à Genève, qu’Alexandre Gabrillac, nazillon lyonnais, attend le verdict du 24 juin de son appel contre sa condamnation à deux mois de prison ferme et 4000 euros d’amende pour manifestation interdite.

Le bureau de change en question, Alys Impex, appartient à Ahmad Najjari – un parent de Behnam Najjari, président d’Égalité et Réconciliation Suisse. Le sympathique Behnam avait été perquisitionné en décembre passé et la police genevoise avait trouvé tout un arsenal chez lui, ainsi qu’un drapeau du IIIe Reich pour emballer le tout. En voilà une belle collaboration.

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Un caricaturiste néo-fasciste à l’UDC

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Julien Udressy alias “Artiste Mal Pensant” est un caricaturiste d’extrême-droite suisse romand affilié au groupuscule néo-fasciste “Résistance Helvétique”.

Il s’est dernièrement fait épingler par le site sioniste “Inglorious Basterds”, qui fait la chasse aux antisémites sur internet. Bien décidés a lui pourrir la vie ils ont sorti ce communiqué.

La suite vous la connaissez peut-être, l’affaire est sortie dans la presse romande, son école d’art l’a suspendu, l’officine sioniste de la CICAD (…) lui prépare un procès et ses liens avec l’UDC Valais romand ont éclaté au grand jour.

La commission antifasciste du RAGE a donc décidé de publier des informations complémentaires. Nous voulons toutefois souligner que le sionisme et l’antisémitisme marchent main dans la main, s’alimentent mutuellement et servent les mêmes intérêts dominants. Notre antifascisme révolutionnaire combat toute forme de racisme et d’oppression; et c’est pour cela que nous mettons dos à dos les antisémites et les sionistes.

Soirée organisée par l'UDC de Conthey, en septembre 2015, Julien est tout à droite avec le visage floutté.

Soirée organisée par l’UDC de Conthey, en septembre 2015, de gauche à droite, Jérôme Desmeules, Alexandre Cipolla (vice-président), Jean-Luc Addor (conseiller national) et à l’extrême droite Juilien Udressy avec le visage flouté.

Le coprésident de l’UDC Valais romand, Jérôme Desmeules, est un proche de Julien Udressy, il l’a même défendu contre des accusations de fascisme. Dans une interview vidéo, Julien Udressy affirmait d’ailleurs lui-même en avril dernier être «membre du comité élargi» de l’UDC Valais romand.

Contacté par les journalistes, Jérôme Desmeules conteste formellement cette information. «Je le connais, mais il n’est pas membre de notre parti, tonne-t-il. Ceux qui affirment le contraire se rendent tout simplement coupables de calomnie».

Et bien malheureusement pour Udressy et Desmeules nous avons sorti de nos archives deux affiches des Jeunes UDC Valais romand qui prouvent que les liens entre “Artiste Mal Pensant” et l’UDC sont plus forts et anciens qu’on pourrait le croire.

Ce n'est pas signé mais on reconnaît parfaitement son style.

Ce n’est pas signé mais on reconnaît parfaitement son style.

 

Affiche contre le projet de Rhône 3 datant de 2014.

Affiche contre le projet de Rhône 3 datant de 2014.

Mais Julien Udressy n’est pas seulement dessinateur pour l’UDC et Résistance Helvétique, il l’est également pour un micro-parti néo-fasciste appelé “Démocrates Suisses/Action Nationale” qui s’est rebaptisé “Alternative Populaire Suisse” le 20 avril 2016.

La porosité entre l’UDC et des éléments néo-fascistes a toujours existé malgré les déclarations du “premier parti de Suisse”.

Pour rappel Dominique Baettig et Oskar Freysinger ont tout deux participé en tant qu’invités à des événements organisés par le Bloc Identitaire français. Baettig animait un groupuscule nazi-maoiste dans les années septantes à Genève et Freysinger arbore chez lui un drapeau de la marine impériale allemande, symbole utilisé actuellement par les néo-nazis.

Ce ne sont que deux exemples parmi d’autres et nous n’avons pas attendu l’affaire Udressy pour savoir que l’UDC est un parti raciste, islamophobe, homophobe, anti-féministe voire misogyne et qui grouille d’éléments fascisants. Pour preuve, l’UDC Genève a réintégré récemment l’antisémite et proche d’Alain Soral: Joseph Navratil.

 

RAGE – Réseau d’Agitation Genève – Commission Antifasciste

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Clément: Trois ans après, on ne baisse pas les bras

Appel à la manifestation à la mémoire de Clément Méric, on vous attend nombreux le 4 juin à 14h au métro Stalingrad à Paris !

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Il y a maintenant trois ans, le 5 juin 2013, notre camarade Clément Méric, militant syndicaliste et antifasciste, était assassiné par des membres du groupuscule néonazi Troisième Voie. Depuis, sa mort est encore présentée comme le résultat d’une rixe entre bandes dans les médias et les discours politiques, réduite à un fait divers et non pas considérée comme la conséquence de la normalisation des idéologies de l’extrême droite dans de larges secteurs de la société française. L’activisme au grand jour de groupes néofascistes, les discours ouvertement racistes et sexistes devenus la norme… ne sont que les symptômes de l’installation d’un système autoritaire, sexiste, raciste et antisocial.

Les attentats de janvier et ceux de novembre ont lancé le début de la militarisation des forces de police. L’état d’urgence, sous lequel nous sommes appelé-e-s à vivre de façon permanente, c’est surtout 3379 perquisitions pour seulement 6 procédures judiciaires pour terrorisme. Les musulman-e-s, ou supposé-e-s tel-le-s sont considéré-e-s comme une « potentielle menace terroriste » et sont rapidement devenu-e-s les cibles des politiques racistes et racoleuses censées rassurer la population. Mais ces discours détruisent des milliers de vie. Les perquisitions et les assignations, source d’humiliation, ont été d’une grande violence, physique et psychologique. Dernièrement, le débat sur la déchéance de nationalité ne fut en réalité qu’une occasion de plus pour les politiques de se concurrencer dans la parole raciste. De cette manière, le gouvernement s’est largement dédouané de toute responsabilité de son échec d’assurer la sécurité intérieure, et ont fait payer à des familles entières leur incompétence.

Cette expérience islamophobe est devenue un laboratoire de la répression de toute parole d’opposition au gouvernement. Le déchaînement de la police à la veille de la COP21 le prouve. La militarisation de l’espace public ne sont plus des fantasmes mais une réalité concrète et quotidienne. Les politiques de répression de toutes formes de contestation populaire, les acquittements systématiques dans les affaires de crimes policiers, jusqu’à l’arbitraire et la brutalité contre les populations fragiles  sous couvert d’état d’urgence, et la politique de criminalisation des militant-e-s des droits de l’Homme de la campagne BDS, tout ceci n’est que l’expression publique et sans masque d’un racisme qui ronge les institutions et administrations françaises. Tout ça pour nous amener à accepter les violences policières comme mode de gestion des classes populaires.

Par ailleurs,  la « crise des migrants » n’est qu’un symptôme de plus de cette Europe Forteresse qui accepte que la mer méditerranée ne devienne qu’un immense cimetière maritime pour les victimes du capitalisme et des guerres dont cette même Europe est responsable, du Mali en Syrie. Alors que la mondialisation permet la libre circulation des marchandises et des flux financiers, les être humains sont sommés de s’arrêter aux murs, enfermés dans les camps d’internement ou les prisons. L’Europe s’est créée une forteresse, préférant démanteler les camps, même par le feu, que ce soit aux frontières, à Calais ou dans nos quartiers parisiens de La Chapelle, Stalingrad et Gare d’Austerlitz.
La multiplication des attaques racistes ne font que malheureusement confirmer ce que certains annonçaient depuis des années : la victoire idéologique et politique de l’extrême droite. La mise en place de politiques xénophobes par des gouvernements n’est plus une exception mais devient la norme européenne.

Les mobilisations contre la loi travail révèlent le ras-le-bol face à la destruction programmée des acquis sociaux et face à la précarité comme norme sociale. Elles sont la réponse à toutes celles et ceux qui pensent que la résignation et l’individualisme ont gagné. Les violences policières et la répression exercées contre ces mobilisations mettent en lumière ces pratiques qui sont fréquentes dans les quartiers populaires et tabous dans le reste de la société. Plus la situation sociale va se durcir, plus les violences policières vont se multiplier. Ces politiques sécuritaires et racistes sont le pendant de la guerre sociale, la précarité et l’insécurité sociale comme moyens de gouvernance qui régit notre société.

Parce que nous n’avons rien oublié du sourire de notre camarade ni de ses combats, parce que nous n’avons rien pardonné de l’infamie des fascistes qui l’ont tué et du système qui les produit, parce que nous n’entendons pas laisser sa mémoire aux mains des juges et des journalistes à l’occasion du procès qui approche, nous appelons à une manifestation antifasciste le samedi 4 juin 2016 à 14h à Stalingrad.

Face à la répression, au racisme et à l’extrême droite  : autodéfense populaire !

Signataires à venir.

 

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Antiracup 2016 à Soleure et à Berne



Infos et inscriptions sur antiracup.ch

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Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava


Participez à cette récolte en envoyant vos dons :
IBAN : BE09 0016 1210 6957 – BIC : GEBA BE BB – Communication : « Rojava ».


Texte d’appel de la campagne

Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Après avoir libéré le Rojava de Daesh, les habitants du Rojava et les nombreux révolutionnaires étrangers qui sont venus les soutenir inquiètent à présent les impérialistes américains et l’OTAN, ainsi que les régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient : la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Tous à présent interviennent par bombardements ou ingérence, reproduisant les stratégies qui ont abouti à la création de nombreux groupes islamistes comme Daesh, Al Qaïda ou Al Nosra, des golems qui ont échappé au contrôle des pays capitalistes qui les ont façonnés.

Que ce soit par les attentats meurtriers, par les bombardements de civils, par les arrestations massives de militants révolutionnaires, par les attaques permanentes contre les guérillas populaires ou par les marchandages capitalistes, les ennemis du peuple ont bien du mal à arrêter la lutte de libération qu’ont entreprises les populations du Rojava, du Kurdistan et de tout le Moyen-Orient, et particulièrement les femmes armées du Rojava qui sont le pire cauchemar des islamistes.

Après s’être entourée de ses alliés habituels et historiques : USA, OTAN, Union Européenne, ONU, social-démocrates et régimes réactionnaires, la Turquie a entrepris une large campagne de répression à travers les territoires kurdes en Turquie, en Irak et en Syrie, avec pour objectif prioritaire de saboter les ambitions révolutionnaires des peuples opprimés du Rojava.

Aidons le Bataillon International de Libération qui regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales de l’Espagne de 1936. Apportons leur un soutien politique et matériel en finançant des pansements hémostatiques. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements stoppent l’hémorragie rapidement et coûtent 40$ l’unité.

Soutien à la lutte pour la révolution des peuples du Rojava et d’ailleurs, contre les islamistes, les USA, l’OTAN et les états réactionnaires !

Combattant(e)s du Bataillon International de libération au Rojava Combattant(e)s du Bataillon International de libération au Rojava


Participants à la campagne

Secours Rouge (BE)
Alternative Libertaire Bruxelles (BE)
Iranian Youth Committee Belgium (BE/IRN)
Sosyalist Kadınlar Birliği (BE/FR/KU/TU)
Belçika Göçmenler Kolektifi (BE/KU/TU)
OCML Voie Prolétarienne (FR)
Emek ve Özgürlük Cephesi (EU/TU)
Coordination Action Antifasciste (FR) (AFA Marseille, AFA Paris-Banlieue, AFA Tolosa, AFA NP2C, AFA La Roche sur Yon, Ipeh Antifaxista)
Plateforme Voix des Prisonniers
Bretagne en luttes / Breizh o stourm

Pour rejoindre la campagne, contactez nous !

Tous les frais de cette campagne (impression des affiches, flyers, sites web…) sont pris en charge par les organisateurs : chaque euro récolté ira au Rojava.


A propos des “pansements hémostatiques”

Première livraison de Celox. Première livraison de Celox.

Note : Nous laissons au service médical du Bataillon le choix de la marque et du conditionnement de pansements hémostatiques. Le Celox étant à peu près équivalent à d’autres produits (avec des effets secondaires différents), comme le QuikClot, nous le présentons ici pour donner une idée de ce que désignent les “pansements hémostatiques”.

Le CELOX est un nouveau produit hémostatique d’urgence. Le CELOX peut stopper même les hémorragies potentiellement létales rapidement. Facile à utiliser, très sûr et extrêmement efficace, le CELOX sauve des vies. Mélangé au sang, le Celox forme un gel résistant comme un caillot en moins de 30 secondes. Il agit indépendamment des processus normaux de coagulation de l’organisme. Lors des essais cliniques menés par la Marine US, le Celox a été le seul produit à apporter 100% de survie.

La sécurité du Celox a été testée selon les standards exigeants de classe III du marquage CE. Le Celox est composé de chitosan, catabolisé par le lysozyme, une enzyme humaine, en glucosamine, sucre normalement retrouvé dans l’organisme.
CELOX est indiqué pour toute hémorragie modérée à sévère, les hémorragies artérielles ou veineuses, les plaies superficielles et profondes, les plaies du crâne, de la face et du cou.

L’introduction du Celox dans la plaie stoppe les pertes sanguines grâce à la formation d’un caillot sous forme de gel, par la liaison de Celox sur la surface des érythrocytes.
Les nouvelles versions CELOX Gauze et CELOX Gauze “Z” FOLD combinent l’action des granulés hémostatiques et de la bande pour contrôler la perte de sang qui met directement la vie du patient en danger.


Qu’est-ce-que le Bataillon International de Libération ?

Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD.

Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires (Entre autres TKPML/Tikko, MLSPB-DC, RC, TKEP/L, ΕΣΔΑ) communistes et anarchistes, ainsi que par des révolutionnaires non-encartés qui se sont regroupés dans les BÖG (Forces Unies de Libération). Ces groupes et individus sont issus de divers courants politiques de la gauche révolutionnaire : marxisme-léninisme, hoxhaisme, maoïsme, anarchisme, trotskysme,…

Depuis sa fondation, l’IFB a combattu sur tous les fronts du Rojava (à l’exception d’Afrin), aidant les forces kurdes à mettre en échec Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région.

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Bloquons la machine à expulser!

La machine à expulser – Les exigences des acteurs politiques et économiques, concernant le régime de l’Asile sont toujours les mêmes : une dissuasion toujours plus forte, des grillages toujours plus hauts aux frontières, des mesures coercitives toujours plus dures, des expulsions toujours plus rapides et un isolement toujours plus grand pour les personnes migrantes.

Au vu de la politique migratoire européenne actuelle, la dépot d’une demande d’asile est une chose presque impossible. Pour déposer une telle demande, les réfugié-es doivent déjà pouvoir atteindre le territoire Schengen. Cela est le plus souvent considéré comme illégal et n’est possible qu’en courant un grand danger. En outre, depuis 2008, l’accord Dublin est appliqué à l’interne des États européens. Ce qui signifie qu’une personne migrante ne peut légalement quitter le premier État européen qu’elle foule de ses pieds, celui-ci étant considéré comme responsable pour sa procédure de demande d’asile. Il n’est pas possible de choisir librement dans quel pays vivre. Chaque pays européen va donc expulser d’office les personnes migrantes vers leur « pays d’entrée » dans la zone européenne.

 

La politique migratoire suisse est raciste et arbitraire

Les instances officielles divisent les personnes en « réfugiés temporairement admis », en « réfugiés reconnus » et en « faux réfugiés ». Des humains sont renvoyés de Suisse, parce que les autorités reconnaissent un autre pays comme responsable de leur sort ou parce qu’elles réfutent les raisons poussant les personnes migrantes à quitter leur pays d’origine. C’est le Secrétariat d’État aux Migrations (SEM) qui prend ces décisions.
La grand majorité des laissé-es pour compte et tous les « cas Dublin » sont déportés, hors de Suisse, sous prétexte de l’absence de permis de séjour légal. Durant l’année 2015, la Suisse a ainsi expulsé 8929 personnes et plus de 5000 personnes sont entrées clandestinement, en tant que « sans-papier ». Il importe peu que les personnes soient expulsées de force ou qu’elles participent à un programme « d’aide au retour » ; chaque forme de renvoi est imposée et en cela constitue une forme de persécution.

Violence pure contre des humains

Les personnes à qui l’on impose de quitter la Suisse, sont enfermées par la police dans des centres de renvoi. Avec cette stratégie l’État suisse cherche à éviter des risques de fuite vers la clandestinité et veut s’assurer de pouvoir expulser ces personnes dans leur « pays d’origine », ou dans le pays européen, dans lequel elles sont censées rester, selon les accords Dublin. Cet emprisonnement brise les humains. Dès le début, ils et elles sont menacé-es d’expulsion forcée, ce qui provoque énormément de stress, de peur et un sentiment d’impuissance. Le but visé par les fonctionnaires suisses est que les personnes migrantes consentent à quitter « volontairement » le territoire, sous la peur d’être expulsées de force.
Lors des expulsions forcées, les personnes renvoyées peuvent sentir peser sur elles la violence pure de l’État et doivent encaisser nombre d’humiliations ; elles sont ligotées depuis la prison jusque dans l’avion, et celui ou celle qui, malgré tout, résiste est calmé-e à coup de médicaments. Pourtant ces persécutions et oppressions ne sont souvent qu’un début pour ces personnes que l’on force à retourner dans un lieu qu’elles ont fui.

Traite d’humains à but lucratif

La machine à expulser semble complexe et opaque. Beaucoup d’acteurs différents (voir liste) y sont impliqués. Personne n’endosse réellement la responsabilité de ses actes. Les entreprises privées comme Securitas ou les compagnies d’aviation peuvent « innocemment » remplir leur part « du travail », sur mandat de la confédération et en tirer de grands profits.

Avec la nouvelle politique des camps fédéraux pour personnes migrantes, les renvois sont encore plus efficients. L’entier de la procédure de demande d’asile se déroule au même endroit et peut être traité de manière plus rapide. Les expulsions sont encore mieux cachées du regard publique.

La coresponsabilité de celles et ceux qui détournent les yeux

Les acteurs de la machine à expulser peuvent, la plupart du temps, accomplir leur travail sans se faire remarquer ni être remis en question. Bien des gens ne s’intéressent pas au fait que d’autres soient enfermé-es dans les centres fédéraux, bien des gens trouvent que ça ne les concernent pas que d’autres soient expulsé-es, bien des gens ne s’intéressent qu’à leur petit confort. Cependant en détournant les yeux de la sorte, on se rend, dans une certaine mesure, coresponsable. C’est en détournant le regard, que le système est maintenu à flot et peut se perpétuer.

Le secours seul ne suffit pas

Au travers de projets caritatifs qui distribuent de la nourriture et des habits sur les voies de migration, au travers de l’organisation d’activités au sein des camps pour migrant-es ou par des levées de boucliers se concentrant sur des propositions de loi particulières (comme par exemple l’initiative sur le renvoi des étrangers), la contestation ne peut espérer dépasser une politique du « moins pire », restreinte au cadre concédé par les tenants du système.

Il est vrai que de telles actions peuvent momentanément rendre plus supportables certaines situations. Pourtant, aussi longtemps que l’on se limitera à travailler sur les symptômes et que l’on agira sans remettre en question dans son ensemble ce système hiérarchisé et obnubilé par le profit, les causes qui sont à la bases des situations insoutenables actuelles, ne risquent pas de disparaître. Des personnes continueront à mourir aux frontières, à être persécutées et enfermées par le système de l’asile et seront toujours expulsées vers « leur pays d’origine » ou « leur pays d’accueil ».

Les responsables ont des noms et des adresses

La solidarité avec les migrant-es ne signifie pas seulement leur apporter une aide matérielle et psychologique, elle signifie aussi lutter et essayer de tenir tête contre ce qui fonde cette oppression. Lutter contre les frontières et les États, contre les centres de détention fédéraux et les expulsions, contre l’oppression et la discrimination des personnes nouvellement arrivées.

Allons-y ! Perturbons l’État et les entreprises qui collaborent à la machine à expulser ; dévoilons leur vrai visage, infligeons-leur des dommages financiers, allons déranger leur collaborateurs et collaboratrices dans leur travail, et à leur domicile, que l’on peut par exemple barbouiller de peinture. Organisons des manifs et bien d’autres choses, jusqu’à rendre l’exécution de ces basses besognes impossible ou peu souhaitable. Aidons la mise en place de projets où des personnes pourront vivre et s’organiser à l’extérieur du système de l’asile, où elles pourrons se protéger et se dérober au contrôle et aux discriminations des camps de détentions. Chaque forme de résistance est importante et nécessaire pour rendre visible et espérer bloquer et détruire les différentes facettes de la machine à expulser.

Nous avons constitué une liste, identifiant différents acteurs collaborant à la machine à expulser suisse. En conjugant les efforts de recherche cette liste peut bien sûr beaucoup s’aggrandir ! Elle peut servir d’inspiration pour des actions diverses et variées et est trouvable dans le document .pdf en annexe.

Luttons contre ce monde d’oppression, d’exploitation, de domination et de racisme, contre ce monde d’États, de frontières, de prisons et de camps.

Liste des collabos

Affiches en français

Flyers en français

Vidéo d’appel

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Rapport annuel des activités de l’extrême-droite genevoise 2015-2016

Cette année a été très spéciale par rapport aux années précédentes. Cela est principalement dû à la disparition des groupes comme Genève Non Conforme et des Jeunesses Genevoises. Les quelques militants qui existent encore sont quasiment inactifs de par l’absence totale de structure d’extrême-droite radicale à Genève.

Actuellement, leur militantisme se résume à animer des pages facebook: “Kalvingrad Patriote” pour Genève et “Autour du lac” pour la région transfrontalière avec Annecy.

Il faut noter la réactivation de “Génération Identitaire Genève” , mais tout comme la vieille garde qui a existé de 2005 à 2012 sous l’appelation “Jeunesses Identitaires Genève”, cette nouvelle génération est totalement dépendante de son organisation mère en France.

Le militantisme d’extrême-droite a fortement baissé à Genève mais il s’est déplacé aux cantons de Vaud et Valais ainsi qu’en France voisine.

Résistance Helvétique est le groupe le plus actif en suisse romande. Ils ont organisé plusieurs conférences et ont opéré un raprochement avec les “Démocrates Suisses”. Ces deux derniers sont en compétion ouverte avec le PNS (parti nationaliste suisse) de Philippe Brennenstuhl.

A noter la volonté de récuperer la lutte écologique de la part des Démocrates Suisses et de Résistance Helvétique. Les premiers en lançant une initiative à peine maquillée appelée “Ecologie Radicale –  L’écologie autrement pour notre patrie”, les seconds en venant à une manifestation contre Monsanto.

Pour la région d’Annecy, Autour du lac organise un tournoi de foot annuel avec Edelweiss Pays de Savoie depuis déjà 2 ans et ils ont également organisé leurs premières conférences. Bien que ce groupuscule ne représente pas un réel danger, il possède un réseau transfrontalier et international dans le milieu néo-fasciste.

Pour finir, l’antenne genevoise d’Egalité et Réconciliation est devenue une coquille vide, non sans avoir inspiré La Pravda.ch (site de la faschosphère soralienne basé à Genève et animé par Alimuddin Usmani “journaliste” au GHI et de Joseph Navratil président des Jeunes UDC). Actuellement un nouveau groupe organise des conférences sur Ferney-Voltaire.

Comme ceux des années précédentes, notre rapport pour cette année n’est pas exhaustif. Nous observons depuis deux ans une baisse des activités et des agressions néo-fascistes à Genève, mais le problème s’est déplacé à la frontière et aux cantons voisins. Ne restons pas les bras croisés (ré)organisons l’Antifa Supra Régional!

L’antifascisme c’est du travail de terrain!

1er mai 2015: Une demi-douzaine de néo-fascistes ont distribué des tracts contre la présence de la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation/organisation sioniste) au salon du livre de Genève. On peut lire à la fin de leur communiqué: “Ni voile, ni kippa, Heil dir Helvetia !”.

6 mai 2015: Le groupuscule “Generation Identitaire Genève” revendique sur un communiqué le fait d’avoir recouvert d’un drapeau suisse un drapeau albanais tagué sur un mur près du préau de l’école primaire de la rue Dizerens à Plainpalais.

6 juin 2015: Manifestation identitaire à Vienne avec la présence de militants français et genevois.

23 mai 2015: Plus de 1’500 personnes ont défilé contre Monsanto à Morges, une petite dizaine de membres du groupuscule “Résistance Helvétique” ont réussi à se joindre discrètement au défilé.

15 juin 2015: Une équipe de “la Pravda.ch” est allé au centre pour requérant-e-s des Tattes lors du transfert de force de ces derniers dans les abris PC. Ils ont ensuite publié une vidéo de l’interview d’un requérant.

Mi-juin 2015: Des jeunes néo-fascistes de “Résistance Helvétique” (groupuscule nationaliste, raciste, homophobe, islamophobe et anti-féministe basé principalement en Valais et Vaud) ont collé au scotch des affiches A4 sur Plainpalais et tout autour du Grütli.

19 juin 2015: Une nouvelle équipe de “la Pravda.ch” a cette fois-ci tenté de s’approcher de l’occupation du Grütli; ils se sont fait démasqué et ont été gentiment prié de partir.

Fin juin 2015: Une demi-douzaine de néo-fascistes sont allés au centre pour requérant-e-s des Tattes pour taguer des inscriptions racistes et des croix celtiques.

4 juillet 2015: Le groupuscule “Génération Identitaire Genève” a largué une banderole contre les migrant-e-s sur le mur des Réformateurs: “Marre des bunkers ? Prends un charter !”.  Action suivie d’un tractage sur la Place Neuve.

9 juillet 2015: L’îlotier de la Jonction, M. Patrick Marchetto, policier en charge du quartier a été pris en photo sur une terrasse en face du centre culturel de l’Usine arborant un t-shirt du groupe néo-nazi “Frakasss”. Le Courrier ayant fait un article, Marc Baudat, nouveau président de l’Union du personnel du corps de police a défendu son collègue en déclarant: «Les policiers ont le droit d’être racistes ou antisémites comme le reste de la population tant qu’ils n’expriment pas publiquement la discrimination». Déclaration qui a rapidement fait réagir toute la hiérarchie, de Monica Bonfanti à Pierre Maudet. Après la “découverte” l’année passée du policier genevois qui publiait des messages néo-nazis sur internet sous le pseudo de “Husard Noir”, M. Marchetto est encore une preuve que l’institution est un refuge pour ce genre de personnes. “Hussard Noir” à été muté, M. Marchetto aussi, il a même été promu. Aucune sanction, circulez il n’y a rien à voir.

True Love

30 août 2015: Rémy Delalande et Raphaël Henry, membres des Démocrates Suisses, se sont rendus avec une équipe de militants de Résistance Helvétique à la cathédrale occupée de Saint-Laurent à Lausanne pour “dénoncer et informer la population de cette situation” munis d’une banderole “Non à l’occupation illégale de nos églises”.

31 août 2015: Christophe Blocher et Oskar Freysinger ont été invités à Genève par la section genevoise de l’UDC. Ce meeting UDC pour préparer les éléctions du 18 octobre s’intitulait “Rester libre” et a eu lieu à la salle des fêtes de Carouge. Toute la ville de Carouge était quadrillée avec un dispositif important de policiers; un groupe de jeunes néo-fascistes était également présents devant la salle de fêtes. Les policiers comme les néo-fascistes pensaient que la contre-manifestation anti-UDC allait se diriger de Plainpalais vers Carouge, ce qui ne fut pas le cas.

4 septembre 2015: Autocollants xénophobes, islamophobes et identitaires à la Jonction collés par Génération Identitaire Genève.

20 septembre 2015: Résistance Helvétique a organisé une conférence à Lausanne, dans un lieu tenu secret. Le titre de l’événement était “De l’unification de l’Europe à la gouvernance mondiale” et Johan Livernette animait la conférence. Le prix de l’entrée était de 15.-chf, une vigntaine de personnes ont assité à la conférence.

25 septembre 2015: Les néo-fascistes de “Autour du lac” ont organisé une conférence sur “Le Grand Remplacement” présentée par Renaud Camus sur Annecy dans un lieu tenu secret.

26 septembre 2015: Résistance Helvétique a organisé une conférence à Lausanne, dans un lieu tenu secret, sur la situation en Ukraine et pour soutenir les néo-nazis locaux.

Automne 2015: Plusieurs jeunes issu-e-s de la scène punk et alternative se sont fait courser par Lucas Tersen (skinhead néo-nazi de Combat 18) à plusieures semaines d’intervales.

10 octobre 2015: Dans la journée, une manifestation en solidarité avec les réfugié-e-s et contre les accords de Dublin a eu lieu. Lors du rassemblement sur la place Neuve, un groupe d’une demi-douzaine de néo-fascistes et d’identitaires sont venus provoquer la manifestation. Un identitaire s’est fait subtiliser son spray au poivre et a bien failli se faire lyncher.

Le soir, Résistance Helvétique a co-organisé une conférence à Genève avec le CLAN (Communauté de liaison et d’aide nationaliste), dans un lieu tenu secret, sur la répression judiciaire des “mouvements nationalistes et dissidents” en Europe. Avec la présence du pétainiste Yvan Benedetti et des avocats d’extrême-droite Pierre Marie Bonneau, Eric Vuylstecke et Pascal Junod. Plus d’une vingtaine de personnes y ont assisté. Le même soir, Joseph Navratil (Jeunes UDC) a interviewé Benedetti et Bonneau pour le compte du site internet genevois pro-soralien “La Pravda.ch”.

23 octobre: Des néo-fascistes ont annoncé sur plusieurs comptes facebook suisses et français leur volonté d’aller “chaser du rouge” aux concerts de Agnostic Front et Old Firm Casual sur Annecy. La menace est restée virtuelle.

31 octobre 2015: Dans la soirée, une dizaine de jeunes néo-fascistes se sont réunis pour “commémorer” le soulèvement de Budapest de 1956 devant l’ambassade de Hongrie, rue Rodolphe-Toepffer.

10 décembre 2015: Behnam Najjari, président du groupuscule “Egalité et Réconciliation Suisse” s’est fait perquisitionner par la police genevoise dans le cadre de “l’alerte terroriste” suite aux attentats de Paris. Cet individu “collectionnait” des armes de guerre telles que des AK-47, des M16 ou encore une MG-42 (mitrailleuse lourde allemande utilisée notamment lors de la 2ème guerre mondiale). Les policiers ont également trouvé un  drapeau nazi et de la littérature d’extrême-droite et d’extrême-gauche. Toutes les armes étant en règle il a très vite été libéré.

20 décembre 2015: Une vingtaine de membres de Résistance Helvétique s’est réuni en Valais dans un endroit tenu secret pour un “repas de fin d’année”.

30 janvier 2016: Conférence sur la situation en Syrie par des proches d’Egalité et Réconciliation dans un lieu tenu secret à Ferney-Voltaire.

4 février 2016: Collage d’affiches Identitaires à Vernier.

13 février 2016: Un stand de Résistance Helvétique au marché de Lausanne.

Le même jour au Centre Energie & Santé de Mont-sur-Lausanne, Ecologie Radicale organisait une conférence sur le thème de la décroissance avec Lucien Willemin comme intervenant.

21 février 2015: Meeting de Génération Identitaire à Lyon avec la présence de militants genevois.

23 février 2015: Tractage de Résistance Helvétique et des Démocrates Suisse au marché de Genève sur la plaine de Plainpalais.

19 mars 2016: Conférence organisée par Autour du lac dans la région d’Annecy avec la présence du GUD lyon, d’un membre de Casapound Italia et “Des racines et des Elfes”, une association d’extrême droite.

10 avril 2016: Piero San Giorgio est invité par Résistance Helvétique pour une conférence à l’Eglise Saint-Guérin à Sion dans la salle paroissiale. L’événement à réuni plus d’une centaine de personnes.

RAGE – Réseau d’Agitation Genève – Réseau Antifasciste

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